LES PREMIERS HABITANTS DE ST-BARTH

LES PREMIERS HABITANTS DE ST-BARTH 1012

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03 mars 2017

Les Indiens Arawaks puis les Caraïbes s’arrêtaient de temps en temps à St-Barth, mais les premiers colons à vraiment s’installer furent un groupe d’une cinquantaine de français en 1648.

Au début de l’ère chrétienne les Arawaks, des Indiens venus du Venezuela, s’établirent dans les îles des Antilles. Agriculteurs et pacifistes, ils durent affronter au douzième siècle les Indiens cannibales Caraïbes qui les massacrèrent. Conséquence de ces terribles combats, les Arawaks disparurent définitivement petit à petit. Est-ce le manque de cours d’eau ou la topographie inhospitalière mais les Caraïbes n’habitèrent jamais St-Barth. Ils avaient baptisé l’île Ouanalao (pélican) et y établissaient de temps en temps des campements. Des traces de ces haltes furent retrouvées lors des travaux de construction de l’aéroport Gustav III.

St-Barth resta pratiquement déserte jusqu’en 1493, année du deuxième voyage de Christophe Colomb au cours duquel il découvrit les îles antillaises et baptisa St-Barth du prénom de son frère Bartoloméo. Les Espagnols repartirent et le temps passa… Jusqu’au dix-septième siècle où Français, anglais et Espagnols se retrouvèrent dans les eaux antillaises. Ils s’y disputaient à coups de canons la propriété des îles et chaque nation désirait y installer le plus rapidement possible des colons pour y affirmer sa présence. D’après les écrits de l’époque, c’est en 1648 que s’implanta à St-Barthélemy la première colonie française composée d’une cinquantaine de personnes. Ces premiers colons avaient pour nom Laplace, Danet, Magras, Aubin, Lédée, Questel, Bernier, Blanchard ou Gréaux. Ces Français arrivés de Normandie, de la région bordelaise, du Limousin ou du Sud de la France venaient chercher fortune aux Indes occidentales. Ils firent la connaissance des pirates qui avaient fait de la baie calme de Carénage (Gustavia) une halte discrète et appréciée. La cohabitation s’avéra correcte jusqu’en 1656, année où les Caraïbes

attaquèrent l’île et massacrèrent les colons. Le carnage fut si choquant que St-Barth resta abandonnée pendant trois ans. Rassurés par un traité de paix, les français réfugiés sur les îles voisines revinrent s’installer en 1659. Bon gré, mal gré, la vie s’organisa sur l’île.Les terres furent réparties par famille, en fonction du savoir-faire de chacun : les pêcheurs et les charpentiers restèrent près de l’eau alors que les agriculteurs s’installaient dans les plaines. Le bois de gaïac servit à construire cases et bateaux. Les hommes partaient à la pêche pendant que les femmes et les enfants cultivaient fruits et légumes. L’eau de pluie était conservée précieusement. Cyclones, épidémies, famines et sécheresses furent des épreuves difficiles mais toujours surmontées par ces gens travailleurs et volontaires.

En 1784, Louis XVI négocie avec Gustave III roi de Suède l’échange de l’île contre une base commerciale à Göteborg. De ce jour, St-Barth fut déclarée “port libre”, décision à la base d’une grande période de prospérité jusqu’en 1813 où s’amorça un déclin. Concurrence commerciale des îles voisines, catastrophes climatiques à répétition amènent la Suède à proposer à la France la rétrocession de St-Barth. Un traité est signé le 15 mars 1878 et le drapeau français flotte à nouveau sur ce diamant de 25 km2.

En quelques décennies, St-Barth est devenue un des paradis touristiques les plus cotés du monde, sachant préservée sa beauté naturelle, ses voluptueuses plages de sable blanc et son authenticité pour accueillir une clientèle huppée dans de luxueux hôtels réputés. Son statut de port franc n’est qu’un de ses nombreux atouts : restaurants à la fine cuisine française revisitée par les épices créoles, multiples activités nautiques, shopping des plus belles marques de haute couture et de créateurs français et totale sécurité pour sortir en font une destination prisée.

 

© Histoire de St-Barth aux éditions du Latanier

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